Solutions d'investissement

Information détaillée sur les comptes de courtage et sur les solutions d’investissement offertes pour les investisseurs autonomes

Obligations

Les obligations se négocient en multiples de 1 000 $ et sont cotées à la bourse par tranche de 100 $. Lorsque vous négociez une obligation, vous pouvez l’acheter au pair, à prime ou à escompte. Acheter au « pair » signifie que vous payez le montant aujourd’hui que vous recevrez au moment de l’échéance (1 000 $ aujourd’hui pour 1 000 $ à l’échéance), sans considération pour les paiements d’intérêts. Lorsque le prix est inférieur au pair, l'obligation est achetée « à escompte » et lorsqu'il est supérieur au pair, l'obligation est achetée « à prime ».

Le prix d'une obligation est fixé en fonction du rendement. Les taux d'intérêt établis par la banque centrale influencent le rendement des obligations. Par exemple, une obligation qui se vend 102,50 $ signifie que pour chaque tranche de 100 $ de valeur nominale, vous payez 2,50 $ de plus que l’émission initiale. Au moment de l’échéance, vous recevrez 100 $ par obligation et réaliserez une perte en capital de 2,50 $ par tranche. Le fait de recevoir des revenus d’intérêt (appelés coupon) fait en sorte que le rendement final de l’obligation est positif.

Comment obtenir le cours d’une obligation

Pour obtenir le cours d’une obligation, il est tout d’abord important de savoir qu’il existe deux grandes classes d’obligations :

  • Les obligations d’épargne
  • Les titres de dette émis par des gouvernements ou des sociétés

Les titres de dette s’achètent habituellement sur le marché secondaire, bien qu’il soit parfois possible d’en obtenir sur le marché primaire (surtout pour les obligations municipales). Ainsi, le cours d’une telle obligation reflètera le prix du marché du moment. C’est l’effet de l’offre et de la demande, ainsi que le coupon d’intérêt que l’obligation verse, qui détermineront le cours du titre.

Les obligations d’épargne s’achètent au pair (à la valeur nominale) et versent des intérêts périodiques, selon les taux en vigueur. Ce n’est pas tant le cours auquel elles se négocient qui importe, mais plutôt le rendement qu’elles procureront à l’échéance.

Puisque les obligations se négocient soit à prime, à escompte ou au pair, le cours de l’obligation aura une grande influence sur le rendement à l’échéance. Par exemple, une obligation ayant un coupon de 4 % ne donnera pas le même rendement si celle-ci est achetée au pair (rendement de 4 %) ou à prime (rendement inférieur à 4 %).

Vous pouvez trouver le cours et le rendement des obligations dans l’inventaire Banque Nationale Courtage direct.

Sur la page principale sont affichés les taux de rendement approximatifs disponibles par échéance,
comme suit :

Dans cet exemple, le cours de l’obligation de la province du Nouveau-Brunswick venant à échéance le 21 juillet 2016 est de 111,660 $ (elle se négocie à prime). Le coupon de l’obligation étant de 4,7 %, le rendement annuel de l’obligation est de 1,043 %.

Nous affichons également le rendement semestriel de l’obligation, qui tient compte du fait que le montant d’intérêt versé semestriellement ne sera pas nécessairement investi au même taux d’intérêt que le coupon. Pour cette raison, le rendement semestriel est habituellement moins élevé que le rendement annuel.

Notez que le montant minimal pouvant être investi dans les titres à revenu fixe est de 5 000 $.

Les différents types d’obligations.

Il existe plusieurs types d’obligations : gouvernementales, municipales, de sociétés ou spécialisées. Les plus fréquentes sont :

  • Obligations gouvernementales
  • Les obligations d'épargne du Canada (OEC) sont des titres émis par le Trésor canadien et gérés par le gouvernement. Ils ne sont pas disponibles sur les marchés secondaires. Ayant une date d'échéance et un taux d'intérêt déterminés, elles ne sont ni transférables ni négociables et par conséquent, leurs prix ne fluctuent pas. Toutefois, puisque ces titres sont encaissables dans n'importe quelle banque au Canada à leur valeur nominale plus l'intérêt courut (le cas échéant), ils sont considérés comme des placements sûrs et liquides. Contrairement aux autres obligations, les OEC peuvent être achetées uniquement d'octobre à avril de chaque année. Il est important de savoir que si vous encaissez l’obligation durant le mois, vous perdez l’intérêt couru pour ce mois.

    Depuis le mois d’octobre 2012, les OEC ne sont plus disponibles par l’entremise des institutions financières canadiennes. Seules les obligations à prime du Canada (OPC) sont disponibles via ces institutions. Il est toutefois toujours possible d’encaisser les anciennes obligations sans problème.

    Les obligations à prime du Canada (OPC) sont très semblables aux OEC, mais elles offrent un meilleur taux de rendement au moment de l'émission. Les OPC peuvent être encaissées sans pénalité à la date d'anniversaire de l'émission ou dans les 30 jours qui suivent. Depuis octobre 2012, le terme des OPC est passé de 10 à trois ans.

    Les obligations de Placements Québec sont disponibles seulement pour les résidents du Québec et dans les comptes enregistrés (sauf le CELI). Notez toutefois que ce produit fait l'objet d'évaluation périodique dans les relevés de compte; il est donc difficile d'obtenir la valeur marchande d'un investissement au jour le jour.

    Les obligations de l'Ontario sont offertes exclusivement aux résidents de l'Ontario et sont disponibles en trois variantes : à taux accélérateur (dont l'intérêt augmente avec le temps), à taux variable ou à taux fixe. Les obligations à taux accélérateur permettent d'obtenir un taux minimum progressif et garanti pour la durée du terme. Elles sont encaissables deux fois par année. Les obligations à taux variable offrent un taux fixe déterminé selon les taux du marché pour la première période de six mois commençant dès la date d'émission. Un nouveau taux est ensuite fixé, avant l'échéance, et est en vigueur pour une période variable. Les obligations à taux variable sont encaissables une fois par année. Enfin, les obligations à taux fixe offrent un taux d'intérêt fixe pour la durée totale de l'obligation, mais elles ne peuvent être encaissées avant l'échéance.

  • Obligations municipales
  • Les émissions municipales occupent le troisième rang parmi les emprunts publics, venant après les émissions fédérales et provinciales. Toutefois, on ne peut pas dire que la cote de solvabilité de toutes les municipalités est inférieure à celle de toutes les provinces.

    La cote de solvabilité d’une municipalité dépend de ses ressources en matière d’imposition et les garanties offertes dépendent de l’assiette de taxation foncière de la municipalité. En somme, plus les contribuables sont nombreux et solides financièrement, meilleure sera la garantie. Toutes choses étant égales par ailleurs, une municipalité ayant différents genres d’industries présente moins de risques en termes de placement qu’une municipalité bâtie autour d’une seule grosse industrie.

    Plusieurs provinces garantissent les émissions d’obligations des organismes et des commissions qu’elles ont constituées (publics et parapublics). Il existe également un grand nombre de garanties provinciales qui s’étendent aux emprunts municipaux et aux émissions de commissions scolaires.

    Les obligations municipales payent normalement des coupons d’intérêt aux six mois, donc si vous achetez une obligation pour une valeur nominale de 10 000 $, avec un taux d’intérêt de 3 %, vous recevrez un paiement de 150 $ tous les six mois de la date d’anniversaire.

  • Obligations de sociétés
  • Les sociétés recherchent de nouveaux capitaux pour diverses raisons et les obligations qu’elles émettent sont des titres d’emprunt garantis par leurs éléments d’actifs immobilisés et leurs titres matériels et non matériels.

    Ces obligations payent normalement des coupons d’intérêt aux six mois, donc si vous achetez une obligation pour une valeur nominale de 10 000 $ avec un taux d’intérêt de 3 %, vous recevrez un paiement de 150 $ tous les six mois de la date d’anniversaire.

  • Titres spécialisés
  • Les obligations à taux progressif (step-up) sont des titres émis par le gouvernement fédéral, les provinces, les sociétés de la Couronne et les banques à charte et dont le taux d'intérêt est progressif. Ces titres comportent souvent une clause de rachat après une période prédéterminée. Puisqu'elles sont rachetables au gré de l'émetteur, le taux offert la première année est toujours très intéressant pour attirer les investisseurs. Les intérêts peuvent être versés semestriellement ou mensuellement selon l'émission.

    Le gouvernement du Canada émet également des obligations à rendement réel. Le rendement de ces obligations est lié à l’indice des prix à la consommation (IPC). Les paiements d’intérêt semestriels et la valeur de rachat de chaque obligation sont calculés en tenant compte de l’inflation. Par exemple, si l’inflation augmente de 1,5 % dans les six mois suivant l’émission, la valeur d’une obligation à rendement réel de 1 000 $ à la fin de la période de six mois serait de 1 015 $. Le paiement d’intérêt semestriel est alors établi en fonction de ce montant plutôt qu’en fonction de la valeur initiale de l’obligation. À l’échéance, la valeur nominale originale de l’obligation sera multipliée par le taux d’inflation total enregistré depuis la date d’émission, pour obtenir le montant à l’échéance.

    Il faut se rappeler que les obligations sont des titres de dette et que le taux d’intérêt que l’émetteur doit payer pour obtenir du financement dépend principalement de sa capacité à payer, donc de sa cote de crédit. Ci-dessous vous trouverez un tableau démontrant les différentes cotes de crédit qui peuvent être attribuées à une société. Veuillez noter que ces cotes sont déterminées par DBRS, une agence de notation renommée, et qu’elles sont disponibles lorsque vous faites des recherches dans l’inventaire des obligations (disponibles pour les obligations de sociétés seulement)

    Cote
    Description
    AAA
    Cote de crédit maximum 
    AA
    Cote de crédit supérieure 
    A
    Bonne cote de crédit 
    BBB
    Cote de crédit faible à moyenne 
    BB
    Cote de crédit considérée spéculative 
    B
    Cote de crédit considérée fortement spéculative 
    CCC*
    Cote de crédit considérée très fortement spéculative 
    CC*
    Cote de crédit considérée très fortement spéculative 
    C*
    Cote de crédit considérée très fortement spéculative 
    D
    L'émetteur de l'obligation est en défaut de paiement 
    high et low  Indique la tranche supérieure ou inférieure de la cote de crédit exemple A low est inférieur à A 

    * Selon DBRS, il y a très peu de différence entre ces trois catégories. Pour les cotes CC et C, le défaut de l’émetteur est très probable.

Les avantages des obligations

Une obligation est généralement plus sécuritaire qu’une action en raison du fait que les détenteurs sont considérés comme des créanciers et ont donc priorité sur les actionnaires au moment d’une faillite. L’avantage de recevoir un paiement d’intérêts semestriel est d’autant plus attrayant pour certains investisseurs, sans compter que le rendement est connu à l’avance, si le produit est détenu jusqu’à l’échéance (dans le cas où les taux sont déterminés au moment de la mise sur le marché de l’obligation). Le risque des émetteurs est évalué par la cote de crédit qui lui est attitrée par une agence de notation. Il est donc plus facile de déterminer si le produit est intéressant ou non.

Les titres à revenu fixe sont utiles à la plupart des stratégies de gestion de portefeuille puisqu’ils permettent une diversification des produits, sans assumer le risque associé habituellement aux marchés boursiers. De plus, vous bénéficiez d’une efficience fiscale lorsqu’un produit est acheté à prime (une perte en capital doit à ce moment être déclarée). Cette perte peut être utilisée pour contrebalancer un gain en capital, le cas échéant.

Les risques liés aux obligations

Le risque principal des obligations est le défaut de l’émetteur. De plus, certaines obligations sont rachetables au gré de l’émetteur en tout temps. Il est donc important de lire le prospectus de l’obligation avant d’acheter le produit.

Comment trouver la bonne obligation pour votre situation

Il est possible d’utiliser des filtres pour trier les obligations disponibles sur le marché et ainsi générer une liste de titres correspondant à vos critères.

Vous pouvez accéder à ce filtre à même votre compte Banque Nationale Courtage direct en cliquant sur Transactions – Titres à Revenu Fixe. Cet outil peut être utile si vous désirez, par exemple, générer une liste de toutes les obligations de sociétés d’une durée de quatre ans disponibles dans l’inventaire.

Est-il possible d’emprunter pour acheter des obligations?

Vous pouvez utiliser un compte sur marge pour effectuer un emprunt pour négocier des obligations.

Pour en savoir davantage sur les comptes sur marge, consultez notre page dédiée aux comptes de courtage.

Comment effectuer une transaction sur obligations?

Avec votre compte Banque Nationale Courtage direct, il est facile d’effectuer des transactions sur obligations en ligne.

  • Tout d’abord, cliquez sur l’onglet Transactions – Titres à revenu fixe et une page transactionnelle s’ouvrira.
  • Indiquez le montant d’argent à investir et cliquez sur le taux qui vous intéresse.
  • Lorsque vous avez trouvé le produit de votre choix, vous n’avez qu’à cliquer sur le bouton « Transiger » et la page transactionnelle s’affichera.
  • Validez l’information pour vous assurer de ne pas faire d’erreur et cliquez sur le bouton « Confirmer ».

Une fois l’ordre transmis, vous pouvez le visualiser en accédant l’onglet Transactions – Ordres et Instructions en cours.

Questions et commentaires


  
  
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