Analyse des marchés boursiers

12 juillet 2022 par Fidelity
Une ampoule éclaire le zéro dans 2022, une année d’inflation et de hausse des taux.

Au cours des 6 derniers mois, plusieurs événements ont retenu l’attention et influencé le marché boursier, comme la guerre entre la Russie et l’Ukraine, les mesures de confinement en Chine, l’inflation obstinément élevée, le resserrement de la politique monétaire et la possibilité d’une récession. Apprenez-en plus sur l’analyse de Fidelity sur la volatilité économique des derniers mois et ceux à venir.

Analyse des marchés boursiers : Que signifient l’inflation et la hausse des taux pour les investisseurs?

Le marché doit composer avec des sables mouvants alors que le monde émerge de la pandémie. Les six derniers mois ont été volatils et divers facteurs continuent d’influer sur le rendement du marché. La guerre entre la Russie et l’Ukraine, les mesures de confinement en Chine, l’inflation obstinément élevée, le resserrement de la politique monétaire et la possibilité d’une récession figurent parmi les nombreux événements qui ont retenu l’attention des investisseurs, puisque l’évolution du marché semble être dictée par ces obstacles. Il s’agit d’un contexte avec lequel les investisseurs ont du mal à composer, mais également d’un environnement qui souligne la valeur d’une gestion de portefeuille active. 

Dans le cadre d’une récente webdiffusion, les gestionnaires de portefeuille David Wolf, David Tulk et Ilan Kolet ont abordé les conditions actuelles du marché et la façon dont l’équipe de répartition mondiale de l’actif de Fidelity compose avec la situation. 
 

Comment le rendement du marché a-t-il évolué au cours des 6 premiers mois de 2022? 

Même si le marché a progressé grâce aux politiques monétaires et budgétaires expansionnistes mises en œuvre en raison de la pandémie de COVID-19, un changement de régime s’opère désormais. L’inflation aux États-Unis ayant atteint un sommet inégalé en 40 ans, le marché a commencé à tenir compte de hausses potentielles des taux d’intérêt, lesquels passeraient de près de 0 % à 3 % d’ici la fin de 2022. Par conséquent, les cours boursiers à l’échelle mondiale ont chuté d’environ 15 % et les obligations ont reculé d’environ 10 %, car le capital est devenu plus cher et les flux de trésorerie futurs ont perdu de leur valeur.

Pour de nombreux investisseurs, les jours d’exubérance sur les marchés ne sont plus qu’un lointain souvenir. Les grands indices ont reculé d’environ 10 % à 20 % depuis le début de l’année, car les valorisations se sont repliées par rapport aux sommets atteints durant la pandémie. Toutefois, David Tulk estime qu’il demeure important de conserver une exposition aux actifs à risque, car « les paramètres fondamentaux des sociétés sont solides et certains segments du marché sont objectivement bon marché ». David Wolf ajoute que « les gens sont devenus beaucoup trop craintifs à l’égard des perspectives », ce qui représente une occasion de détenir davantage d’actifs à risque, car « la peur sert d’élément motivateur pour se projeter au-delà de la volatilité et évaluer dans quelle mesure les catégories d’actifs sont susceptibles de rebondir ». Cette approche témoigne du processus à quatre piliers de l’équipe de répartition mondiale de l’actif, qui consiste à aborder la répartition de l’actif à la lumière des données macroéconomiques, des valorisations, de l’analyse ascendante et du niveau de confiance.


Quels sont les risques liés à l’immobilier au Canada? 

La hausse de l’inflation, et plus particulièrement l’augmentation des prix des marchandises et de l’énergie, pourrait être favorable au marché boursier canadien, en raison de l’importance de ses secteurs de l’énergie et des ressources naturelles. Toutefois, David Wolf explique que l’économie canadienne est sensible aux taux d’intérêt en raison de « l’accumulation de dettes par les ménages et de l’importance accrue du logement au sein de l’économie ». Des pressions pourraient s’exercer sur les propriétaires de maisons au Canada si la valeur de l’immobilier baisse à mesure que la Banque du Canada augmente les taux d’intérêt, ce qui ferait grimper les taux hypothécaires, freinant ainsi la demande. 


Comment se portent les marchés émergeants? 

Dans les marchés émergents, la Chine semble être la plus grande source de préoccupation. David Tulk affirme que « la politique zéro COVID de la Chine contribue non seulement à la faiblesse de sa propre économie, mais aussi aux problèmes de chaîne d’approvisionnement qui sous-tendent l’inflation ». 


Comment l’inflation et le changement de taux d’intérêt ont influencé l’économie? 

L’indice des prix à la consommation a grimpé de 8,3 % aux États-Unis et de 6,8 % au Canada en avril sur 12 mois. La hausse de l’inflation est largement attribuable à une flambée des dépenses dans la foulée de la pandémie. Cette flambée de la consommation est l’effet résiduel des mesures de relance financières mises en place durant la pandémie, qui ont permis aux consommateurs de résister à une période prolongée d’inactivité économique tout en conservant leurs économies. Selon David Tulk,
« le problème de l’inflation découle des mesures prises par les décideurs pendant la pandémie ». Ilan Kolet ajoute que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement et le resserrement du marché de l’emploi contribuent également à la situation et que « l’inflation pourrait rester ancrée à des niveaux plus élevés que ceux observés au cours des 20 ou 25 dernières années ».

En réaction à l’inflation élevée, les banques centrales, notamment la Réserve fédérale américaine, éliminent maintenant ces mesures de relance mises en œuvre durant la pandémie en retirant les mesures d’assouplissement quantitatif et en relevant les taux d’intérêt de façon énergique. David Tulk explique que « le resserrement progressif des conditions financières provoque l’avancement du cycle économique ». 


Quel est l’impact de l’inflation sur les actions et les obligations? 

Nombreux sont ceux qui reconnaissent que l’inflation érode le pouvoir d’achat, mais David Wolf s’attaque à un autre problème que crée une inflation élevée : « Lorsque l’inflation est plus volatile, la corrélation positive entre les actions et les obligations tend à augmenter. ». En règle générale, le fait de détenir des obligations et des actions procure de la diversification, car les deux catégories d’actifs présentent une corrélation négative dans des conditions normales; lorsque les cours des actions augmentent, les cours obligataires diminuent et vice versa. Toutefois, en période d’inflation élevée, les actions et les obligations enregistrent dans les deux cas des rendements inférieurs en raison des attentes de hausse des taux d’intérêt et de l’érosion des rendements réels. 

 

Est-ce un bon temps de revoir la composition de mon portefeuille? 

Comme le souligne David Wolf, « au cours des 30 dernières années, un portefeuille 60/40 convenait tout à fait. Vous déteniez à la fois des actions et des obligations, qui jouaient un rôle de couverture mutuelle. Les deux catégories progressaient en général et tout allait bien. Dans un contexte où l’inflation est élevée et persistante, et où la croissance se fait plus rare, il faut envisager la diversification sous un autre angle, car une répartition 60/40 ou un indice ne fonctionnera pas aussi bien. »

 

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Points à retenir

  • Au cours de la première moitié de 2022, l’inflation a atteint un nouveau sommet en 40 ans; les cours boursiers à l’échelle mondiale ont chuté d’environ 15 % et les obligations ont reculé d’environ 10 %, car le capital est devenu plus cher et les marchés s’ajustent aux politiques monétaire et budgétaire post-COVID moins accommodantes.
  • Les secteurs importants de l’énergie et des ressources naturelles au Canada sont susceptibles de profiter de la hausse de l’inflation; cependant, l’augmentation des taux d’intérêt pourrait exercer des pressions sur les propriétaires de maisons et la valeur des biens immobiliers pourrait en souffrir.
  • Le maintien de fermetures en Chine menace les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale.
  • La hausse de l’inflation a été alimentée par une flambée des dépenses dans la foulée de la pandémie.
  • Le contexte économique actuel démontre l’importance d’une gestion de portefeuille active par les investisseurs autonomes.
  • Les investisseurs doivent envisager la diversification et regarder au-delà du portefeuille 60/40 traditionnel, car les cours des actions et des obligations tendent à se comporter différemment en période d’inflation instable.

Source : Fidelity Investments Canada s.r.i., au 31 mai 2022. 

 

Perspective de l’équipe de répartition mondiale de l’actif de Fidelity, juin 2022. 

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