Pourquoi investir dans les infrastructures

08 mars 2019 par Banque Nationale
Investir dans les infrastructures

Qu’ont en commun les ponts, les routes, les hôpitaux, les services publics d’aqueduc ou d’électricité et les chemins de fer ? Ce sont tous des actifs réels, physiquement fixés au sol qui fournissent des services essentiels au fonctionnement de notre économie et à notre qualité de vie. 

Comme nous utilisons ces services couramment, peu importe la conjoncture économique, il s’agit d’un filon intéressant pour les investisseurs : la demande est stable et les rentrées de fonds croissent habituellement au fil du temps. À l’heure actuelle, nous investissons tous indirectement dans le secteur des infrastructures par l’entremise des régimes de retraite gouvernementaux (RPC et CDPQ) qui ont investi 45 milliards de dollars dans des actifs privés de ce secteur partout dans le monde. Les investisseurs autonomes peuvent également utiliser un compte de courtage pour acheter des titres d’infrastructure cotés en bourse, que ce soit sous la forme de titres individuels, de fonds communs de placement ou de fonds négociés en bourse (FNB).

Bref historique

Dans les années 1990, les gouvernements des pays développés à court d’argent ont cherché des façons de renouveler ou de développer leurs infrastructures. Plus tard, les économies émergentes à la recherche d’investissements pour bâtir leurs infrastructures se sont tournées vers des investisseurs institutionnels (fonds souverains, régimes de retraite, capital-investissement) qui étaient prêts à acheter ou à construire ces infrastructures et à les gérer en raison de rendements potentiels intéressants. 

Différents types d’infrastructures

Les infrastructures peuvent être privées (réservées pour la plupart aux investisseurs institutionnels) ou cotées en bourse (accessibles aux investisseurs individuels) et sont regroupées en deux grandes catégories. La première est celle des actifs assujettis à un plafond de revenus où un organisme de réglementation (habituellement un organisme gouvernemental) détermine les revenus que l’exploitant de l’infrastructure peut réaliser (p. ex., les services publics d’électricité). La deuxième est celle des actifs de type utilisateur-payeur dont les revenus dépendent du nombre d’usagers comme les routes à péage (nombre de véhicules) ou les aéroports (nombre de passagers et d’avions). Ces deux types d’actifs bénéficient habituellement d’une forte bastille qui les protège de la concurrence directe, soit par la réglementation et les contrats à long terme, soit par leur conception (on ne peut pas simplement construire une autoroute n’importe où). L’absence de concurrence et leur longue durée de vie procurent aux actifs de ce secteur des avantages durables qui seront expliqués ci-dessous.

Avantages des actifs du secteur des infrastructures

  • Rentrées de fonds stables. Cette stabilité est attribuable à la forte bastille et offre une bonne visibilité sur la croissance à long terme des revenus et des dividendes.
  • Protection contre l’inflation. Quel que soit le type, la plupart des infrastructures bénéficient d’une majoration intégrée des revenus qui compense annuellement les effets de l’inflation.
  • Faible volatilité. Comme ces actifs sont utilisés au quotidien, la demande demeure constante, peu importe la conjoncture économique. Cette stabilité rend le titre moins sujet aux fluctuations du marché. Moins de volatilité dans les activités commerciales se traduit généralement aussi par une faible fluctuation du cours des actions.
  • Diversification. Même si les titres d’infrastructure font partie de la catégorie d’actifs des actions, ils ont une faible corrélation avec les autres catégories d’actions ainsi qu’un faible coefficient bêta. Pour cette raison, ils contribuent à diversifier la proportion d’un portefeuille attribuée aux actions sans forcément nuire au potentiel de rendement de cette catégorie. Les titres d’infrastructures constituent quasiment un produit hybride entre les obligations et les actions.

Pour les investisseurs individuels, l’un des inconvénients de cette catégorie d’actifs est que les titres cotés en bourse, à court terme ou pendant les corrections marquées du marché, se comportent de la même manière que les autres titres de participation, même si, à plus long terme, le rendement des titres d’infrastructure prévaut. Étant donné que les projets sont financés par emprunt, ce secteur est aussi plus sensible aux hausses des taux d’intérêt.

Un autre aspect que les investisseurs doivent considérer est la durée de détention anticipée. Ces titres devraient être détenus pendant au moins cinq ans et sont recommandés aux investisseurs qui cherchent du long terme (plutôt qu’aux spéculateurs sur séance). De plus, bon nombre des occasions d’investissement dans les infrastructures se situent en dehors du Canada et ceux qui envisagent d’investir dans ce secteur doivent être à l’aise avec les risques géopolitiques et de change.

Pour ceux qui sont prêts à assumer les risques et qui ont une vision à long terme en matière d'investissement, les titres d'infrastructure peuvent constituer un complément approprié à votre stratégie de portefeuille globale. Pour vous aider à minimiser le risque de sélection de titres, des fonds communs de placements et des FNB se spécialisent dans ce type d’investissements.

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