Bâtir son portefeuille d’investissement telle une équipe de hockey

01 octobre 2017 par Banque Nationale
Joueur de hockey

Vous voulez faire croître vos actifs? Une stratégie « cœur-satellite » permet de compter des buts tout en protégeant le filet. Apprenez plus sur cette approche maintenant!

Vous voulez faire croître vos actifs? Une stratégie « cœur-satellite » permet de compter des buts tout en protégeant le filet.

Si vous voulez bâtir et faire croître un portefeuille de base, pensez à une pièce musicale ou une équipe de hockey, dit Alexandre Viau. « Un portefeuille est la somme de différentes classes d’actifs. C’est un peu comme lorsque vous écoutez un orchestre, explique M. Viau, vice-président, Gestion privée 1859, une division de la Banque Nationale. Lorsque vous écoutez, vous entendez l’ensemble des instruments, et non seulement le piano, les violons ou les cuivres. À l’instar d’un orchestre, un portefeuille forme un tout. Il ne faut pas l’analyser en s’attardant à une seule classe d’actifs », dit-il.

Même s’il en existe plusieurs variantes, la méthode éprouvée pour faire croître les actifs de base est la stratégie dite « cœur-satellite ». L’investisseur ou le conseiller professionnel bâtira le portefeuille autour d’un noyau d’actifs pour la plupart passifs suivant les principaux indices, comme le S&P 500.

La portion satellite est quant à elle constituée de placements gérés plus activement, qui sont assortis d’un risque plus élevé, mais ayant un potentiel de rendement supérieur. La clé, pour un bon gestionnaire, est d’équilibrer le portefeuille pour qu’il produise un rendement solide tout en respectant la zone de confort du client.

« L’agencement des placements de base et satellites dépendra surtout de la tolérance au risque du client et de sa situation personnelle, dit M. Viau. Si un client n’est pas à l’aise avec une catégorie d’actifs, ce n’est probablement pas un bon choix pour lui. » Il insiste sur le fait qu’à Gestion privée 1859, contrôler le risque auquel est exposé le portefeuille du client est une priorité.

Si Alexandre Viau évoque l’analogie de l’orchestre pour expliquer comment les actifs participent à la croissance d’un portefeuille, il en utilise une autre pour illustrer comment on conçoit une stratégie cœur-satellite. C’est comme bâtir une équipe de hockey, dit-il, pour expliquer le rôle des actifs de base. « Vous connaissez Carey Price, le gardien étoile des Canadiens de Montréal? Il est important pour l’équipe, mais il ne compte pas de buts. »

Les portefeuilles cœur-satellite conviennent tout particulièrement aux clients fortunés et très fortunés qui veulent à tout prix protéger leurs actifs de base, mais qui peuvent se permettre de prendre des risques avec un petit pourcentage de placements dits « satellites ». Le pourcentage d’actifs qui formeront le cœur du portefeuille dépendra des exigences de liquidité du client et de son profil de risque, ajoute-t-il. « En général, ça varie entre 75 % et 100 %. »

La stratégie cœur-satellite

La stratégie cœur-satellite est en fait une variante évoluée d’une approche plus ancienne baptisée « core-and-explore » (cœur-exploration), indique Sandra Foster, auteure torontoise d’ouvrages sur les finances. Avec cette approche, les positions satellites étaient surtout investies dans les marchés émergents.

« Aujourd’hui, le cœur du portefeuille sera généralement constitué de placements qui confèrent au portefeuille une assise solide dans ses catégories d’actifs de base, telles que les actions, les obligations et les liquidités. Des placements satellites seront ajoutés pour augmenter la diversification, le risque et, l’espère-t-on, le rendement à long terme, précise Sandra Foster.

Il pourrait s’agir de placements ciblés dans des infrastructures, des biens immobiliers réels ou du capital-investissement. Ces actifs exigent habituellement un investissement initial plus élevé et sont moins liquides. »On peut aussi envisager la stratégie cœur-satellite comme une espèce de « comptabilité mentale », dit George Christison, spécialiste de la planification de retraite et financière basé en Colombie-Britannique et fondateur de la firme IFM Planning Services et du site Web InvestingForMe.com. « On divise l’épargne en plusieurs paniers et on attribue à chacun un rôle différent, dit-il.

Pour la plupart des investisseurs, c’est le pourcentage du portefeuille investi dans les actifs de base qui variera, ajoute George Christison. Plus l’investisseur est prudent, plus il exigera un revenu de placement élevé. Le pourcentage affecté au cœur sera donc plus important. » Il se souvient d’une cliente dans la quarantaine, propriétaire d’une entreprise qui générait 20 000 $ de profits à investir, par mois.

« Ses objectifs faisaient en sorte que le cœur devait représenter 90 % de son portefeuille et que celui-ci devait être investi uniquement dans des obligations, raconte-t-il. Elle a atteint son objectif en 12 ans, soit cinq ans avant la date prévue. »

Par ailleurs, il a aussi connu un ancien dirigeant de société forestière à la retraite qui a vécu plus de 90 ans. « Le cœur, c’était 100 % du portefeuille et il l’investissait activement dans des actions plutôt que des fonds négociés en bourse (FNB) ou des fonds indiciels, se souvient George Christison. Il avait un fonds de retraite privé généreux et n’avait pas besoin de revenus de placement, dit-il. Son but était de faire croître son portefeuille pour son petit-fils. »

Un conseiller financier peut aider les clients disposant d’actifs importants à déterminer les pourcentages d’allocation cœur-satellite avec lesquels ils sont à l’aise et leur proposer des stratégies de placement pour atteindre leurs objectifs à long terme. « Chaque personne est différente », dit-il.

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